En promenant le chien,
Vanité des vanités
Tout nest que vanité !
Il me semble que chaque être est constitué dun savant mélange de cur et de raison, de lucidité et de rêves, despoir et de désillusions, de fantasmes et de réalités.
Ce qui nous diffère, cest le dosage. On possède un peu plus ou un peu moins et cest là lorigine du kaléidoscope que constitue lhumanité.
Quand on est jeune, on sapparente à une page blanche. Tout est possible, et la place ne manque pas.
Avec lâge, la vie a dessiné ses traces et lespace vierge se rétrécit. Alors on prend conscience de la valeur de ces surfaces encore blanches. On prend toute la mesure de la solennité de chaque instant.
Il faut apprendre à composer avec les possibles ; apprendre à savoureux la seconde qui senfuit, apprendre à fermer ses yeux sur toutes les imperfections que lon croyait inadmissibles.
La vie : une construction dun château de cartes. On sait dès le départ que cela finira mal et plus le château monte, plus dure sera la chute.
Alors, quand le coeur tient bon, on recommence. On se remet à poser les cartes les unes sur les autres. On se remet à espérer.
Oui, cest lespérance qui permet de survivre ; et quand elle vient à manquer, il faut avoir le courage de tout arrêter.
Alors on essaie de tenir le coup, parce quil y a le chien à promener, les plantes à arroser, le gazon quil faut tondre
Et toutes les obligations auxquelles il faut faire face.
Mais ce nest quune illusion.
On se donne une importance en oubliant que
Vanité des vanités
Tout nest que vanité.