La photographie des éclairs.
Il est vrai que la photographie des éclairs produit des images spectaculaires.
Le non intitié parle de prouesse dès lors qu'il considère qu'il faut être là :
- au bon endroit
- au bon moment.
Pour le professionnel, la photographie des éclairs s'apparente à la photographie des feux d'artifices car à peu de chose prêt, un orage n'est rien d'autre qu'un feu d'artifice que nous offre la nature.
Au point de vue photographique, les paramètres de la prise de vues sont pourtant les mêmes :
- Sensibilité en ISO
la plus petite possible : ceci pour éviter les photos plein jour à cause des expositions trop longues.
- Vitesse :
il faut laisser le temps à l'éclair de s'épanouir dans le ciel. C'est pourquoi je préconise des poses successives de 30 secondes. Si pendant ces 30 secondes un éclair vient illuminer le ciel dans le champ de l'objectif, l'éclair inscrira sa trace sans pour autant trop éclairer le reste du paysage
- diaphragme :
des valeurs de l'ordre de f/11 et de f/16, issues de l'expérience, donnent de bons résultats.
L'idéal est d'être situé en hauteur sans pour autant mettre sa vie en danger car n'oublions pas que l'éclair est attiré par le point métallique le plus haut.
( le fameux feu de la saint Helme que j'ai connu 2 fois)
L'idéal encore est de pouvoir se situer à quelques kilomètres de l'orage pour que la pluie ne vienne pas gâcher les prises de vues.
En conclusion :
de la chance certainement que oui
mais de la technique aussi
PS : rappelons que ce que nous appelons la " foudre" n'est en réalité que le second éclair. Le premier dénommé "précurseur" part de la terre en direction du ciel. Quand la précurseur a ouvert la voie, le nuage envoie sa charge électrique en direction de la terre. C'est ce second éclair que nous enregistrons avec les yeux ; le précurseur étant bien trop court.